En voiture Simone

En voiture Simone
Il arrive à différentes périodes de sa vie d'émettre de sérieux doutes quant à la voie à emprunter pour éviter au mieux les erreurs et les regrets.

Le dilemne commence très tôt d'ailleurs.

Choisir...mais que choisir?

La panoplie de magicien ou le formidable Super Simon pour mes 8ans?
Deux francs de bonbons ou un paquet de vignettes Panini?

Et ta pizza, quatre fromages ou au saumon?

Alors? Alors??

Et les vacances, on part en Bretagne ou sur la côte d'Azur?
Bon, c'est trop tard de toute façon les vacances sont finies, tu partiras l'année prochaine.

Et oui, il ne suffit pas de choisir, il faut agir dans les temps...

Et ça continue comme ça encore et encore, choisis ta filière pour le bac, choisis la marque de tes clopes, choisis la couleur de ta voiture, et la date de ton mariage...

La vie est donc un choix, on ne peut le nier.
On peur rallier le point A de sa naissance au point B de sa disparition par différents parcours, prendre les chemins de traverses ou la voie rapide, prendre les rocades ou risquer les possibles embouteillages urbains.

La panoplie de Merlin est toujours dans un coin du grenier familial, bien qu'elle n'aie de magie que les fils arachnéides scintillants qui la recouvrent.
L'album Panini Mexico 1986 est là aussi, au milieu des Pif et Hercule et des Placid et Muzo.
Il gît là, encore ouvert à la seule page qui arbore un magnifique portrait dessiné dans l'encart prévu à la vignette de Iordan Letchkov, illustre avant-centre bulgare de l'époque.

Cher Iordan, j'en profite pour m'excuser vingt ans après de n'avoir pu trouver ta vignette, j'ai cherché mais en vain, et j'ai fini par me faire à l'idée qu'un portrait au feutre rouge était déjà mieux que rien...

Bêtement, on se dit alors que ces choix, mes choix, à l'image des objets qui trainent dans ce grenier, sont toujours bien présents, ancrés et ont fait ce que je suis devenu maintenant.

J'aurais pu choisir le Super Simon à mes huit ans, ainsi devenir par la suite expert en science du déplacement des couleurs, voire compositeur de musique pour jeux vidéos...
La panoplie n'a pas fait de moi le magicien tant espéré vous me direz, tout au plus un petit garçon ravi que ses formules secrètes aident le soleil à se lever chaque matin.

J'ai grandi avec mes choix, mes illusions, j'ai longtemps douté et fantasmé ce que pourrait être ma vie.

Je connais les vicissitudes des chemins vicinaux à vélo, et voilà que la voie express, que dis je l'autoroute du soleil, soyons fou, s'ouvre à perte de vue devant moi.

J'ai choisi.
En voiture Simone...

# Posté le lundi 19 mai 2008 20:57

Modifié le mercredi 21 octobre 2009 04:35

Ma fierté.

Ma fierté.
Je te fais la promesse
Lorsque tu seras là
Mon bijou, mon ivresse
Mon précieux, mon émoi
J' agirai pour ton bien
N' agirai pas pour moi
Tu ne manqueras de rien
Je veillerai bien sur toi.

De mes bras qui te portent
T'enveloppent, réconfortent
De mes mots qui te bercent
Et d'un doigt, te caresse
D'un regard qui se pose
Sur ce beau bourgeon rose
Je te verrai sourire
Avant de t'endormir.

Je t apprendrai la vie
Te montrerai la voie
Te laisserai chuter
T'aiderai à surmonter
Tes peines et tes détresses
Tes défauts, tes faiblesses
Tu en feras tes forces
Ta sève et ton écorce.

Je veux que tu deviennes
Quelqu'un à respecter
Qui aimera son prochain
Qui aimera ce qu'il est
Je veux que tu comprennes,
Rien ne pourra changer,
Quoi qu'il advienne demain,
Tu seras ma fierté.

# Posté le vendredi 15 février 2008 10:54

Modifié le vendredi 09 mai 2008 19:42

Barbara-Jacques Prévert

Barbara-Jacques Prévert
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Épanouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t'ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même jour-là
N'oublie pas
Un homme sous un porche s'abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t'es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m'en veux pas si je te tutoie
Je dis tu à tous ceux que j'aime
Même si je ne les ai vus qu'une seule fois
Je dis tu à tous ceux qui s'aiment
Même si je ne les connais pas
Rappelle-toi Barbara
N'oublie pas
Cette pluie sage et heureuse
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l'arsenal
Sur le bateau d'Ouessant
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu'es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d'acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n'est plus pareil et tout est abimé
C'est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n'est même plus l'orage
De fer d'acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l'eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.

# Posté le mercredi 23 avril 2008 04:21

Modifié le dimanche 04 mai 2008 23:32

Poésie 4x4

Poésie 4x4
Plus jeune, j'ai toujours aimé griffonner de ci de là des mots doux ... je me souviens au collège installé confortablement au fond de la classe à tester de nouvelles rimes bucoliques ...

Tu es une fleur d'avril,
Ton regard
A sa couleur
Me rend fébrile .



Plus tard, assis sur une maîtrise certaine de ma prose, je laissais libre court à l'expression de mes désirs hormonaux...

Tu es une fleur de mai
Ton fessier
A mon avis
Promet


Je réalise soudain le temps perdu en futilités alors que j'aurais pu laisser davantage libre court à ma folie créatrice ... explorer le monde, en dévoiler toute sa splendeur, écrire des chants d'Istanbul, des poèmes du Caire, des ôdes d'Oran...

Maintenant, les seuls mots qui sortent de ma plume sont le plus souvent couchés sur un post it comme un rappel à ne pas oublier d'acheter des clopes ou penser à sortir le linge de la machine à laver... où est passée la poésie?

Poésieeee, où te caches tu? Peut-être es tu dans ma machine à laver ?

Bon, admettons qu'un petit animal domestique s'introduise dans un tambour whirlpool propulsé à 1300 tours minutes, prenons par exemple un cochon d'inde, bien que je n'ai strictement rien contre les cochons d'inde ni quelque autre espèce animale... voyons ce qui se passe:

Voulu faire le casse cou
Intrigué par cette roue
Cochon d'inde trop zélé
De ses tripes s'est vidé.

Ok, je promets de rendre hommage à nos amis les cochons d'inde et autres rongeurs domestiqués dans une prochaine prose, mais apparemment il ne suffit pas de faire rimer des mots pour être poète, mieux vaut choisir un sujet qui s'y prête...

# Posté le samedi 16 février 2008 10:26

Modifié le vendredi 09 mai 2008 20:36